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Reproduction d'estampes japonaises sur toile tendue sur châssis en bois

La sélection d'estampes japonaises de cette page regroupe notamment des peintures anciennes des maîtres Hokusai et Kyōsai. Chacune de ces œuvres pourra faire l'objet d'une reproduction en impression numérique haute résolution sur toile « fine art » tendue(s) sur châssis en bois traditionnel. Très décoratives, ces peintures étaient appréciées par nombre de peintres impressionnistes, à commencer par Van Gogh qu'elles ont beaucoup influencé. L'introduction des estampes japonaises en Europe aura eu un impact certain de par leur style esthétique radicalement différent de la peinture occidental et les thématiques abordées (paysages naturels, gens du commun, animaux, fleurs, calligraphies etc.).

Qu’est ce qu’une estampe ?

L’estampe est le résultat de la technique artistique appelée gravure sur bois. Cette technique, simple, demande l’expertise de trois artistes différents : le dessinateur, le graveur et l’imprimeur. Le dessinateur effectue son travail, initial, et donne des indications quant aux couleurs souhaitées. C’est l’auteur que l’on retient pour les publications finales mais ce n’est pas le seul artisan nécessaire à la production finale. En effet, vient ensuite le graveur, qui sculpte en relief sur une planche de bois le dessin effectué préalablement. La planche contenant l’élément artistique en relief s’appelle « la matrice ». Enfin, il faut compter sur l’imprimeur qui distille de la peinture sur cette planche de bois. Il applique une feuille (appelée « baren »), sur un disque plat, contre la planche. Il doit répéter cette opération pour chaque couleur contenue dans l’œuvre.
A la fin du processus, c’est donc le graveur qui obtient l’« estampe ». Aujourd’hui, le terme estampe est également utilisé pour parler du tirage résultant de processus comme la lithographie ou la sérigraphie, tout à fait différents de la gravure sur bois.

Comment l’estampe change l’art asiatique

L’estampe apparaît dès le VIIème siècle en Asie (initialement en Chine) et on a un exemple d’estampe datant de 868 à la British Library (plus ancien tirage conservé ce jour). A l’époque, les estampes étaient imprimées à l’encre de Chine. Au fil des années, on réhausse les couleurs que l’on appose à la main. Enfin, au XVIIIème siècle, un imprimeur connu appelé Harunobu met au point une technique permettant de multiplier les couleurs. Cette impression polychrome donne naissance aux nishiki-e.
A noter que certaines œuvres sont plus faciles à reproduire que d’autres, de par la simplicité de leur trait et le manque de détails. C’est notamment le cas des ukiyo-e, que l’on juge particulièrement apte à être imprimés en grande quantité. On note qu’après une série de plusieurs centaines d’exemplaires réalisés, les estampes perdent en qualité car le bois s’émousse et les traits deviennent de moins en moins précis.
Les ukiyo-e, qui dépeignent en général la vie urbaine, notamment les scènes du quotidien dans les quartiers les plus divertissants des villes japonaises, sont de plus en plus en vogue et constituent le type d’estampe numéro un. Avant les paysages, comme ceux d’Hokusai, probablement artiste le plus connu à manier les estampes, les ukiyo-e représentaient souvent de belles jeunes femmes ou des sumotoris massifs. Grâce aux estampes, l’art astiatique et japonais, en particulier, se démocratise et peut toucher un maximum de personnes via une impression facile et nombreuse. Cette faculté à toucher un public plus large va conférer à l’estampe des caractéristiques spécifiques. En effet, ils sont particulièrement scrutés par les milieux hauts placés afin de contrôler les messages qu’ils diffusent. Ainsi, il n’est pas toléré que ceux-ci traitent de sujets politiques et des personnalités de l’élite nationale. La sexualité est également un thème condamnée, même si elle s’avère assez tenace tant elle est appréciée du public. Cela engendre des punitions pour les artistes et les éditeurs qui créent des estampes à caractère explicite. Plus généralement, les estampes doivent être approuvées par le gouvernement militaire et porter un cachet officiel. Non seulement on observe les thématiques au sein de ces compositions mais le bakufu (gouvernement militaire) se réserve même le droit de limiter l’utilisation des couleurs. Le but est de réduire le luxe ostentatoire que représenterait la multiplication des couleurs. Certains artistes se défont donc de ces contraintes de manière subtiles en utilisant avec brio des tonalités restreintes. Kubo Shunman, par exemple, conçoit des estampes très prisées dans lesquelles il utilise des dégradés de gris.

Nos reproductions d'estampes en tableaux

Si, comme défini précédemment, les estampes sont des gravures respectant un procesus de reproduction précis, il est essentiel de noter que nos reproductions de celles-ci sont sous forme de toiles tendues sur chassis. Totalement made in France, ces toiles tendues ne reprennent donc que l'apparence de l'estampe (réalisées en très haute définition) que vous selectionnez sans en reprendre la forme.